L'agroécologie, c'est quoi ?

 Grande question qu'est celle-ci car, aujourd'hui, il est de bon ton de parler d'agroécologie. Ça paraît cool, dans l'air du temps et on passe pour une personne comprenant les enjeux agricoles actuels. Contrairement à l'Agriculture Biologique qui possèdent un véritable cahier des charges, l'agroécologie est à l'état de concept. C'est donc parfait pour l'agro-industrie qui s'engouffrent dans ce flou. La confusion en est donc plus grande entre escroquerie marketing et véritable enjeu de société.

Jacques Caplat, dans son livre Agriculture industrielle, on arrête tout et on réfléchit, revient sur la conquête du monde industriel sur notre société. Il constate que le monde paysan traditionnel est le dernier maillon à y avoir succombé, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Cette mutation, à pas forcés, a engendré de très grands bouleversements dans les campagnes. Le souci majeur étant que nous sommes entrés dans un combat avec le monde vivant qui nous entoure. 

Voici l'ambition de l'agroécologie : réapprendre à cohabiter avec le vivant ! 

Je vous présente donc mon idéal d'une ferme "agroécologique" :

  • Elle n'utilise pas de chimie, ni engrais ni pesticides.
  • Elle respecte la biodiversité :  les mares, haies et ourlets herbacés.
  • Elle améliore la fertilité de son sol par l'arrêt du travail du sol et sa couverture permanente.
  • Elle se diversifie grâce à la polyculture élevage.
  • Elle est autonome en diminuant fortement ses achats extérieurs.
  • Elle prend le temps du repos en limitant sa surface et son travail.
  • Elle assure sa pérennité en limitant ses investissements.
  • Elle recrée du lien social.
C'est simple mais terriblement efficace. Je ne crois pas que cela soit une utopie, c'est pourquoi je parle d'un idéal !! Une utopie, c'est croire que la cause d'un problème peut aussi être la solution. Une pensée toute particulière aux techno solutionnistes. Vous êtes légitimes de penser que je suis rétrograde. Il n'en n'est rien. Je pense simplement que la voie suivie depuis les années 1950 est la mauvaise. L'agriculture traditionnelle, et donc les paysans, aurait dû mettre à profit les travaux d'agronomes tels André Voisin, Masanobu Fukuoka ou bien encore profiter de l'émergence de l'Agriculture de Conservation des Sols depuis une quarantaine d'années.

A chacun son opinion ! La vérité n'étant que subjectivité ;)

Mes vaches au pâturage avec de magnifiques chardons au premier plan


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